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HUNGARIA

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HUNGARIA, Terre ancestrale et Royaume disparu,

la Patrie et l’Héritage des SLOVENES/SLOVAQUES

par Vlado Tabacik

 Ce sont les Romains qui ont donné le nom de HUNG ARIA au grand territoire (« ARIA ») habité par des Huns (« HUNG »). Les Légions romaines ont combattu ces « Barbares » près des « limes romanus » danubiennes, à l’est du confluent de la Morava qui appartenait aux Slovènes/Slovaques. Les deux camps des légions romaines les plus proches de Bratislava (« Brezalauspurc ») et de Devin (« Dovina »), forteresses slovènes situées sur la rive opposée, portaient les noms de Gerulata et de Petronell. Ils étaient situés sur la rive droite du Danube, en amont et en aval, et à quelques encablures des Slovaques. Après la défaite des Huns aux champs catalauniques (451) et la mort d’Attila (453), on n’entend plus parler d’eux : ils se sont intégrés à la population slovène y existant avant et après eux ! De manière similaire ont disparu aussi les envahisseurs mongols suivants, les Avars, éliminés des territoires de la Pannonie par les Francs de Charlemagne, à la fin du 8ème siècle, au grand soulagement des Slaves !  En signe de reconnaissance, ces derniers ont adopté le prénom « Charles » (prononcé « karl ») qui s’est transformé en « kral », titre donné au roi, en général !

Au 9ème siècle, Svätopluk, le roi des Slovènes de Grande Moravie, reconnu par les papes et qui régna 40 ans,  agrandit  son territoire.

Lorsqu’en 896 les combatives  tribus de pillards magyars (derniers envahisseurs asiatiques  venus d’Atelkouz ouralo-altaïque), les princes slovènes, fils de Svätopluk, ont dû leur céder le territoire. Les princes magyars Arpad’s ont accédé au château de Nitra (« Nitrava ») et la noblesse slovène a dû se soumettre et collaborer avec les turcophones. Après leur défaite sévère (près d’Augsburg, rivière Lech, en 955) par le roi franc Othon 1er,  ils renoncèrent à leurs expéditions de pillages et se  civilisèrent au contact des Slovaques dans la plaine pannonienne..

En l’an 1000, le prince Stefan 1e,de la lignée d’Arpad’s (lignée éteinte en 1301), fils d’une mère polonaise, fut couronné  premier roi du royaume de Hungaria (Hongrie). Sa  langue maternelle  n’était pas turcophone mais slave. Stefan, polyglotte , affirmait : « … un royaume d’une seule coutume et d’une seule langue …. est faible et vulnérable

(en latin : imbecile et fragile) … ». La terminologie de la vie à la cour royale utilise les expressions du vieux slovène.

Les noblesses magyare et slovène/slovaque se partagent la défense du pays. La christianisation des Slovènes a été achevée au 9ème siècle, avant la venue des Magyars (en 863 par Cyrille et Méthode, frères venues de Thessalonique  en

Grèce byzantine) et les papes de Rome ont créé l’archevêché de Pannonie et de Moravie avec Méthode comme premier archevêque.

Les armoiries de Hungaria (voir la page de garde) expriment cette situation du 1er roi, devenu « Saint » (en 1083). L’écusson de Hungaria, selon les règles d’héraldique, comporte deux moitiés verticales, symbolisant (à gauche) la Hungaria Inferior et (à droite) la Hungaria Superior. Le fait que Bratislava fût la capitale de Hungaria et le lieu de couronnement de ses rois (onze) et de ses reines (huit) est symbolisé par la couronne, posée au pied de la croix double dans la moitié « slovaque » de l’écusson.

Depuis la disparition de la Hongrie en 1918 par fragmentation, les deux moitiés du blason correspondent respectivement aux deux petits pays d’Europe Centrale (le Magyarorszag (H) et la Slovaquie (SK)), successeurs de la Hongrie.

Le 4 juin 1920 au Trianon, à la signature du Traité de Paix négocié avec les Magyars qui représentait la Hongrie, la dénomination internationale Hungaria (H) fut accordée au Magyarorszag, le premier état magyar ethnique de l’Histoire. En 1844 la réunion des représentants de Hungaria à Bratislava avait d’ailleurs proposé de « traduire » le mot « Hungaria » en langue magyare par « Magyarorszag » (Pays des Magyars). Aucune puissance au monde n’a jamais accepté cette « traduction ».

D’un point de vue linguistique, il faut bien noter que, parmi les langues des six minorités ethniques de Hungaria (slovaque, magyar, ruthène, allemand, croate, roumain) seul le magyar est un »agglutinant turcophone»: il a  malgré tout été imposé comme la langue d’état dans la Hongrie d’avant 1918 !!! En France et ailleurs, il est d’usage de parler de « la langue hongroise », alors qu’il y en avait six et que le magyar n’était parlé que par leur  minorité de Hongrie ! Le slovaque est une langue hongroise, l’allemand aussi !!!

La puissante et active propagande « grand magyar » abuse de la décision du Trianon et tente d’accréditer l’équation :

Magyarorszag = Hungaria

 

Les Magyars  affirment ainsi qu’en 1920 les grandes puissances «  les ont punis d’avoir perdu la 1èreGuerre … », sous-entendant  qu’ils étaient les seuls parmi les six ethnies hongroises à l’avoir menée ! Cette punition aurait fait

« … perdre   aux Magyars deux tiers de leur territoire … », comme si avant 1918, la « Hungaria « entière leur avait appartenu !!!

L’expression de la contestation des frontières que Magyarorszag partage avec les sept pays voisins (SK, UA, RO, SLO, HR, SER, A) est vivante et flagrante même au niveau supérieur de l’Etat. L’écusson de Hungaria disparue,

comportant  l’écusson de la Slovaquie actuelle, décore le bâtiment de la Présidence de la République à Budapest, aussi bien que les façades des Ambassades magyars dans le monde et les maillots de ses représentants sportifs !!!

La couronne royale de Hungaria est aussi l’objet d’usurpation et d’abus. Elle appartient  à toutes les nations

qui  partagaient le territoire de la Hungaria historique, les Slovaques étant les premiers parmi les prétendants héritiers.

En effet, pendant 3 siècles et demi, la cathédrale de Saint Martin de Bratislava fut le lieu de couronnement des rois de Hongrie : onze rois et huit reines y ont été couronnés… par la couronne qui n’y est plus puisqu’elle se trouve à Budapest  : on la fait passer au Parlement de Hongrie pour la couronne magyare… ignorée pourtant de l’ensemble des historiens, à l’exception des magyars !

 

 

 


Posledná úprava Streda, 03 November 2010 19:45